jeudi 25 septembre 2008

Un choix matinal

[22 novembre]

Un point blanc dans un paysage noir. Une simple lueur poussant l’endormi a s’interroger sur son sort, cerné par deux paupières à moitié closes, le soleil vint déranger Gwarelin alors qu’il dormait, allongé sur une longue table entourée de bancs usés. De nombreuses marques de couteaux, égratignures de quelques ennuyés solitaires, l’ornaient mais elle avait l’avantage d’être plus propre que le sol lui-même. A travers les carreaux poussiéreux, une lumière filtrée entrait doucement dans la pièce, révélant une multitude de spores qui flottaient tranquillement dans l’air.


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Ses yeux enfin décollés, l’elfe sourit gentiment en voyant le chaleureux tableau qui se dressait devant lui. C’est alors qu’il se retourna et découvrit à nouveau l’énorme trou béant dans le mur opposé, endroit sombre et envahit par l’humidité depuis apparemment plusieurs semaines, voir peut-être des mois. S’étant promis de remettre l’établissement en état de marche afin de se donner du travail, il se leva courageusement et jeta un coup d’œil aux tâches qu’il aurait à effectuer. Malheureusement, aucun de ses pouvoirs ne lui permettrait, il faudrait remettre à jour l’endroit à la seule force de ses bras…l’entreprise risquait de lui prendre plusieurs jours. Il lui fallait tout d'abord trouver de la pierre ainsi qu'un adhérant collant, mélange de boue et de paille afin qu'elles tiennent ensembles.
D'un pas décidé, il sortit et retourna à la place du Marché, espérant y trouver ce qu'il lui faudrait.

mercredi 24 septembre 2008

La Capitale

Cela faisait des heures que Gwarelin marchait à travers bois et prairies. Il ne se pressait pas, avançait tranquillement. C’était l’automne, une saison que l’elfe n’appréciait pas particulièrement, mais qu’il préférait à l’hiver ; la seule qu’il trouvait belle était le printemps, car la nature se réveillait, frissonnante de l’hiver tenace qu’elle venait d’endurer, et délivrait des plantes merveilleuses à qui possédait des yeux suffisamment attentifs pour les voir.

Le matin venait de se lever dans un éclat orangé, paré de rubis chatoyants, s’étirant de tout son long sur les collines avoisinantes comme un farfadet sortant de son terrier. Gwarelin lui demanda de se dépêcher, car lui n’aimant pas particulièrement la nuit, il l’avait passée, tendu, aux côtés d’un feu vif qui le protégeait des bêtes carnivores et autres esprits maléfiques.

Vers midi, un grondement sourd parvint à ses oreilles sensibles et l’elfe sylvain se souvint que la petite rivière passant à l’ouest d’Aldae venait de ce confluant-ci : la Rivière, comme le peuple de la forêt l’appelait depuis toujours. Il se dit que ce n’était pas un nom très recherché mais après tout, pourquoi faire compliqué ?

Une fois à son bord, il dû bifurquer vers le sud, priant Rindra de lui offrir un pont pour traverser. Enfin, près de la frontière séparant Mithgalad de son royaume voisin, il rencontra avec bonheur un tronc renversé par dessus l’eau bouillonante ; grimpant prestement sur lui, il fût de l’autre côté en un rien de temps et reprit sa marche vers le sud–est. Vers le milieu de l’après-midi, il aperçu au loin une vaste étendue bleutée : le lac Niniel.

Selon un ancien mythe perdu dans l'oubli du temps, une prêtresse de la déesse de l'eau, suite à la mort de son amant, se serait noyée dans ce lac, ne souhaitant plus vivre sur ces terres. Mais cette jeune fille, Niniel, fut punie par la déesse d'avoir souillée ce lac et ne put rejoindre l'autre monde. Ainsi, elle fût condamnée à errer à jamais sur les rivages du lac; les promeneurs, pêcheurs et autres personnages attentifs entendent encore parfois son chant qui résonne sur l'eau.

Gwarelin sortit du sous-bois et franchit la frontière de son royaume natal pour la deuxième fois de son existence.

Deux jours plus tard, ces mêmes pieds foulèrent de sol Tàrien, la capitale des Terres Oubliées. La première et dernière fois qu’il y était rentré, le jeune elfe n’avait pas fait attention à l’art raffiné que possédait cette ville ; entouré de la foule, il n’avait prêté attention ni aux maints petites sculptures illustrant des faits historiques gravées sur les murs des habitations, et ni à toutes la populations vivant dans cet endroit. Entré par la porte principale, la rue le mena au centre-ville, dans lequel il put admirer la Place des Lumières, ornée de sphères de verre qui, selon les dire, était un lieu, la nuit, plutôt lumineux, éclairé et surtout éclairant sur la technologie: de part et d'autre sur les côtés de cet endroit étaient placées, en suspension, ces boules éclairées par un feu-froid, une belle lumière changeant de couleur selon ses envies. Certains scientifiques du département de la science magique s’étaient, paraît-il, penchés sur le sujet et sortirent tout dernièrement, c’est-à-dire il y a environ 150 ans, les résultats de leurs analyses: les couleurs se modifieraient selon les saisons! L’elfe se promit de revenir une fois la nuit tombée.

Ses pas descendirent ensuite sur la Place du Marché, une grande place pavée et circulaire plantée dans la partie basse de la Ville de Tàri, à l'opposé du quartier de Rùmil, et renommée pour son aspect vivant et un peu bordélique. Nombre de gens circulaient sur cette place et, déjà, la magnificence de la haute ville commençait à s’estomper. On vendait de tout : de la soupe de potirons à la paire de bœufs, en passant par des parchemins animés, Gwarelin vit des choses qu’ils n’avaient encore jamais vues. Comme, par exemple, ce vieillard à la longue barbe blanche, vêtu d'une cape et juché sur un tonneau qui criait « Graahaaaaaallls !!! Pas cher ! », brandissant une vieille coupe en forme de demi-lune. L’elfe traversa l’immense place chaotique et s’enfila dans une ruelle. Exténué par sa longue marche de presque trois jours, il fut heureux de voir un écriteau, certes usé et décoloré, indiquant en toutes lettres « Taverne ». Il en poussa la porte, quittant la petite ruelle qui s’assombrissait, le nuit venant vite à cette saison et eût l’impression de rentrer dans une branche en pleine course, lorsqu’il aperçu le fond de la taverne totalement dévasté. Un trou, de la taille d’une porte, garnissait la façade ouest et le bâtiment était vide, abandonné. Gwarelin avança prudemment. Comment, dans une ville pleine à craquer comme celle-ci, pouvait-il y avoir un bâtiment chamboulé à ce point de l’intérieur, vide de toute vie ? Il s’approcha du comptoir et remarqua que tout y était encore, les bouteilles, les chopes, les tonneaux et une multitude d'autres choses. Il ne restait plus qu’à remettre l’établissement en ordre.

Fermant la porte, il s’enroula dans une couverture pour la nuit, se promettant de se renseigner au sujet de cette taverne. Et sa promenade à la Place des Lumières attendrait, il avait trop sommeil ce soir.

Il y a un commencement à tout



Nom :
Astaeldan
Prénom : Gwarelin

Histoire :

Gwarelin est né il y a quelques 80 années dans le clan Astaeldan, en plein cœur de la forêt de Mithgalad. Il était le benjamin d'une famille elfique nombreuse, dont le frère et la sœur aînée instruisirent lors de leur jeunesse. Son grand frère, l'aîné de tous et étant destiné un jour à reprendre le flambeau familial, apprit en particulier le maniement des armes; sa sœur, quant à elle, se passionnait pour les plantes médicinales et la nature. Le jeune elfe, d'un tempérament doux, abandonna vite les leçons d'escrime fraternelles pour s'enfuir des après-midi durant dans la forêt avec Narvik.
C'est ainsi qu'il passa une adolescence d'elfe commun à tout ceux de son rang. Mais, à l'âge de trente ans, comme le prévoit la loi de Mithgalad, il dû rejoindre l'armée, dans laquelle il passa quinze longues années. Or, dans une armée, les jeunes gens apprennent en principe à se battre (et à piéger leurs instructeurs, cela se voit d'un monde à un autre). Son arme de prédilection apparut être l'arc, car sa force physique lui permettrait plutôt de courir pour fuir que de manier un morceau de métal dans un combat rapproché. Le temps passa, son service fût terminé...

Plus de trente ans plus tard, un guerre fut déclarée. Après que des rumeurs concernant un mage puissant nommé Seth soit parvenu dans les profondes sylves, les elfes sylvains furent appelés à combattre sur la place centrale du petit village d'Aldae.
Gwarelin faisait partie de la foule ce jour-là lorsqu'il vit Zelda Gil-Galen, leur souveraine, s'avancer sur la place, bondir sur la souche et parler, sans peur, face à son peuple. Le jeune elfe savait quelques bribes de son histoire, mais guère plus que les autres: d'un jour à l'autre, à la mort du souverain précédent, elle était apparue à la tête du peuple, l'héritier prévu s'étant désisté. Plusieurs théories de complot avaient, à cette époque, fusés; mais Gwarelin était très jeune et ne se rappelait plus des détails.

Nous avons été informé il y a quelques heures, qu'un nombre important de pirates se sont regroupés sur une plage, non-loin de Gilond. Un messager est arrivé il y a quelques minutes nous annonçant cette fois-ci un déplacement massif vers cette même plage d'Elfes et de sorciers. L'alliance des rebelles et des pirates et on ne peut plus inquiétante. Cela prouve qu'ils passent à la vitesse supérieure... ils vont attaquer!
Peuple des Terres Oubliées! Nous sommes à l'aube d'une guerre, que tout les hommes et femmes valides qui veulent se battre se préparent à combattre. Si nous perdons, le monde telle que vous le connaissez disparaîtra à jamais, remplacé par un univers de chaos. Eux, sur la plage, ils n'auront aucune pitiés! Ils n'ont, pour la plupart, aucun sens de l'honneur!
Ne leur tournez pas le dos, ne les laissez pas vous atteindre! Il faut nous défendre!
Pour les Terres Oubliées, pour le peuple! Peuple des Terres Oubliées, elfes sylvains de Mithgalad! Qui d'entre vous osera défendre son pays?


Une elfe au regard dur, placée non loin de Gwarelin, hurla de plus belle, vociférant qu'il fallait tous les massacrer, et que leur sang versé serait une marque d'honneur pour elle. Sans doute cette pugnacité effraya-t-elle les elfes sylvains rassemblés ce jour-là; aucun d'eux, hormis un elfe qui semblait accroché aux bottes de la souveraine, ne s'engagea. L'air déçue, elle leur dit que, si quelqu'un changeait d'avis, ils pourraient la rejoindre à l'Hotel de Ville de Tàri. Tàri...l'elfe, pourtant âgé de huitante ans, n'était jamais allé dans la capitale des Terres Oubliées. Tout au moins en avait-il entendu parler, mais ce n'était qu'un mirage lointain, une sorte de conte. Un lieu ou tous les peuples étaient unis. Son frère et sa sœur avaient fondé une famille: qu'est-ce qui l'empêchait de partir désormais?

La souveraine les avait emmené à Gilond, où la bataille faisait déjà rage lorsqu'ils arrivèrent. Faisant partie des archers, il se plaça avec les autres de sa compagnie de façon à pouvoir tuer les lignes arrière de l'armée, leur empêchant de renouveler continuellement leur stock de guerrier. Malgré l'arrivée des elfes, les combats stagnèrent.
Mais, mystérieusement au bout de quelques jours, les armées royalistes prirent le dessus. Ce soir-là, Gwarelin fêtait la victoire avec ses compagnons lorsqu'ils furent attaqués. Avec ceux de son peuple, il prit la fuite et retourna dans ses chers bois. Plus tard, il apprit qu'un traître était passé à l'action et dirigeait Calfalas.

Le temps passa et Gwarelin réfléchissait. Cela faisait un bout de temps que le peuple n'avait plus de nouvelles de leur souveraine. Même si ils ne la portaient pas forcément dans leurs cœurs, la curiosité pourra l'elfe à s'interroger: que se passait-il maintenant dans le reste du monde?

Caractère :

Gwarelin, du clan Astaeldan, possède un caractère joviale et quelque peu naïf. Tout le contraire des gens de son peuple, en résumé. Certes, il n’est tout de même pas la « bonne poire » du village, ni son idiot même si chacun en a besoin d’un, mais il se laisse facilement persuader, par exemple, qu’un grand méchant loup vit réellement dans la forêt et attaque toutes les petites elfes vêtues de rouge.
Son âge lui ayant permis de faire son service militaire et ainsi que d’être rappelé lors de la guerre de Gilond, ces évènements lui ont quelque peu fait ouvrir les yeux sur le monde qui l’entourait.

Physique :

De taille moyenne et agile comme un chat, il grimpe facilement aux arbres et se confond aisément dans son environnement. En cela bien semblable aux siens, ses bras sont taillés pour tirer à l’arc, arme de prédilection du peuple elfique des forêts. Il possède des cheveux relativement courts, car taillés aux épaules ; ceux-ci sont châtains clairs, semblables à du foin séché, et ses yeux céruléens, en amandes, noient quiconque s’y plonge.

Peur(s) :

Des gros-méchants-monstres-de-la-forêt, comme vous vous en doutiez jusque là.

Niveau de maîtrise du pouvoir :

Nous pourrions la qualifier de normalement normal : il se débrouille bien pour les choses de la vie quotidienne mais ne fait pas de grands exploits sur les champs de bataille. Sa magie réside surtout dans les plantes médicinales.

Particularité(s) :

Il est le seul à réellement croire aux monstres (ainsi qu’au Papa Nowel, personnage mythologique indémodable dans les Terres Oubliées. Il ne faut pas tout voir en noir non plus ) !! :p

Son âge:

Environ 80 ans.

Taille:

Moyen…disons 1.75 m.